Je savais que cet homme était capable de merveilles, mais là je reste sans voix.
Le groupe anglais le plus populaire du moment poursuit sa campagne française et affiche complet deux soirs de suite à Paris-Bercy (les 9 et 10 septembre).
À Lyon, deuxième étape de leur tournée française, le concert, commencé une heure plus tôt, a atteint sa vitesse de croisière. La ferveur du public de la Halle Tony-Garnier est à son comble : en une dizaine de chansons, Coldplay vient d'assener une magistrale leçon de pop. Soudain, les quatre musiciens sortent de scène en courant. Ils font le tour de l'immense salle, pour se retrouver sur une scène minuscule, au beau milieu de la foule. Là, ils jouent, dans le dépouillement acoustique (guitares, mandoline, harmonica), deux chansons qui rappellent qu'avant d'être une grosse machine pop Coldplay est une affaire de copains. Même le batteur est invité à interpréter un titre. «Je vous demande d'applaudir celui qui a maintenu le groupe à flot à travers les bons et les mauvais moments», dit alors le chanteur et leader Chris Martin, comme pour souligner que le groupe ne se limite pas à lui seul.
Mystère et audace
Sa présence est telle qu'il n'avait fait jusque-là qu'éclipser ses camarades. Martin est un showman impeccable. Charmeur, charismatique, drôle parfois. Il n'en a pas toujours été ainsi. On garde en mémoire des concerts toujours de qualité mais souvent singulièrement dénués de l'électricité nécessaire à une bonne performance. Certes, Martin demeure la figure type du gendre idéal, une manière d'anti-Pete Doherty : ses cheveux blonds taillés très courts, son sourire dents blanches et sa haute stature rassurent tous azimuts. Le public de Coldplay, familial et ½cuménique, ressemble d'ailleurs aux musiciens qu'il est venu applaudir. Pas de look particulier, ni de poses savamment étudiées.
Voilà peut-être le secret d'un énorme succès qui ne se dément pas depuis 2000. En quatre albums seulement, Coldplay est parvenu à se hisser au niveau des plus grands noms de la pop mondiale. Régulièrement moqués pour leur aspect un peu lisse, ils ont su progressivement introduire du mystère et de l'audace. «Il nous a fallu du temps pour vous plaire», lance Martin, visiblement ému de l'accueil triomphal que lui réserve le public lyonnais.
Paru en juin dernier, l'album Viva la vida (EMI) s'est déjà écoulé à 280 000 exemplaires dans notre pays, planant au sommet des ventes tout l'été. Après un troisième disque un peu ennuyeux, Chris Martin et les siens ont eu la brillante intuition de rénover leur formule sur le suivant. Sans rien sacrifier de l'efficacité mélodique qui est la leur, ils ont fait appel à Brian Eno afin d'introduire des climats plus étranges et perturber en douceur leur belle architecture. Fondateur du groupe arty Roxy Music, Eno a accompagné toutes les mutations de la pop depuis 1972, travaillant avec Bowie, les Talking Heads ou U2. Il était presque naturel qu'il croise la route de Coldplay : détourner les groupes un peu trop sages de leur droit chemin a toujours fait partie du cahier des charges de cet alchimiste. Aujourd'hui, la mue de Coldplay ressemble à la manière dont U2 a su se renouveler à la fin des années 1980.
Des tubes imparables
Dans sa manière de haranguer la foule et de jouer les bateleurs, Chris Martin évoque parfois Bono, un Bono par bonheur débarrassé de son côté prêcheur et donneur de leçons. Coldplay, c'est d'abord et avant tout un répertoire. Chacune des chansons interprétées sur scène a des allures de tube imparable. Certaines en sont déjà ( In My Place, Yellow ), d'autres vont le devenir. Elles sont en tout cas les vedettes incontestées d'un show sobre et percutant. Une reproduction de La Liberté guidant le peuple d'Eugène Delacroix en fond de scène (visuel de pochette du dernier disque), quelques boules suspendues sur lesquelles viennent s'inscrire des projections : le dispositif est résolument a minima . Ce qui rend d'autant plus impressionnante la magistrale prestation d'un groupe auquel tout semble désormais permis.
Le chanteur de Coldplay Chris Martin a confirmé la sortie d'un mini album de son groupe en décembre prochain. Celui-ci comprendra du matériel enregistré pour l'album «Viva La Vida Or Death And All His Friends» mais qui n'avait pas été retenu. La formation doit également lancer un disque de toutes nouvelles chansons d'ici la fin de 2009.
Le mini album s'intitulera soit «Prospects March» ou «Prospects Songs» ou «quelque chose comme ça», a indiqué Chris Martin à la chaîne BBC 6 Music. Il devrait sortir le 26 décembre. Le chanteur répliquait à ces rumeurs voulant que les dernières sessions d'enregistrement de Coldplay, sous l'égide du réalisateur Brian Eno, aient donné suffisamment de matériel pour deux albums. Martin a indiqué que le mini album comprendra les morceaux qui n'ont pas pu figurer sur sa dernière galette. On s'attend à ce que «Luna», une collaboration avec Kylie Minogue, soit du nombre.
Coldplay compte aussi lancer un tout nouveau disque d'ici la fin de 2009. «Nous allons terminer un autre album pour novembre 2009 afin de conclure la décennie», a dit Martin.
Olivier Nuc, Article Le Figaro 05/09/2008
Ce qui veut dire que je ferai partie de la tournée 2010 :D.Avouez quand même que vous êtes content de savoir ça.Parce que c'est un fait Coldplay devient un groupe commercial, ce qui ne me dérange pas faut bien que Chris et sa troupe aient de quoi vivre, mais en revanche ce qui me déplait c'est les gens qui se disent aimer Coldplay alors, que leur connaissance du groupe ne se limite simplement à " Viva la Vida or death and all his Friends ".Coldplay est un groupe qui a plus de 10 ans maintenant et qui mérite la plus grande des reconnaissance.